Le mauvais temps continue de souffler sur l'école publique. En effet, les perspectives du projet de loi de finances 2009 confirment des suppressions de postes dans l'enseignement public à une hauteur inégalée : 13 500 suppressions d'emplois programmées en 2009, soit, dans le cadre triennal dans lequel ce budget s'inscrit, plus de 40 000 postes promis à disparition sur les 3 ans, auxquels s'ajoutent les 11 200 postes supprimés en 2008.
De plus, la question des suppressions de postes n'est pas le seul motif d'inquiétude : la mise en œuvre des nouveaux programmes et la modification de la semaine scolaire en primaire ainsi que la généralisation hâtive et sans concertation de l'accompagnement éducatif ont de graves impacts sur le fonctionnement du service public d'éducation et l'organisation de l'ensemble des temps éducatifs.
Ces dernières semaines, la Ligue de l'enseignement a participé aux initiatives communes avec les principales centrales syndicales, les parents d'élèves, les associations d'éducation populaire et mouvements pédagogiques, notamment avec la diffusion nationale du document « apprendre, pas si simple ».
Une nouvelle action commune, portée par 21 organisations, a été décidée sur la base d'un appel commun à une grande manifestation nationale à Paris, le dimanche 19 octobre 2008.
L'appel « L'éducation est notre avenir : il ne doit pas se décider sans nous ! » a ainsi reçu la signature de la Ligue de l'Enseignement, aux côtés de la quasi-totalité des organisations syndicales enseignantes, de la FCPE, ainsi que des mouvements pédagogiques et d'éducation populaire complémentaires de l'enseignement public. Vous pouvez retrouver le texte complet de cet appel et les modalités de mobilisation sur le site : http://www.uneecole-votreavenir.org
Il importe que cette manifestation nationale signifie, de façon claire et massive, au gouvernement notre refus de réformes trop rapides, non concertées alors qu'elles engagent l'avenir de l'Ecole et celui de l‘ensemble de la Société.
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