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25 octobre 1866 Jean Macé, journaliste républicain et professeur, lance dans le journal l'Opinion nationale un appel au rassemblement de tous ceux qui désirent contribuer à l'enseignement du peuple. Il considère que, pour garantir la démocratie, "l'éducation au suffrage universel" est indispensable et souhaite à cette fin créer une Ligue de l'enseignement. Le sergent de ville Larmier, le cheminot Mamy et le tailleur de pierre Petit sont les premiers à rallier ce projet. 15 novembre 1866 Jean Macé annonce la naissance officielle de la Ligue française de l'enseignement. Un an plus tard, la Ligue compte de 5 000 membres répartis dans 72 départements. Un succès considérable à une époque où n'existent aucune forces syndicales ou politiques organisées. 1872 La République a été proclamée en 1870. La pétition pour une "instruction gratuite, obligatoire et laïque" qu'a lancée la Ligue un an auparavant est une réussite : 1,3 millions de signatures sont déposées à l'Assemblée Nationale. Aristocrates et grands propriétaires réagissent et constituent une contre-Ligue interdisant l'embauche de gens capables de lire. 1881-1882 Le vote des lois scolaires (16 juin 1881 : l'école devient gratuite, 28 mars 1882 : l'école devient obligatoire est laïque) instaure l'école publique. La Ligue, réunie en congrès, se dote d'une existence juridique. Ces deux principaux objectifs sont alors : redresser toutes les infractions aux lois scolaires et défendre l'instruction et l'idée laïque. 1894 Avec l'aide des républicains, la Ligue développe les oeuvres post et périscolaires sur l'ensemble du territoire. Des conférenciers parcourent la France pour expliquer le rôle de l'éducation. Ce sont quelques 60 000 conférences qui ont lieu cette année là.Par sa composition, la Ligue devient une véritable école de cadres des républicains. Jean Macé meurt. La transformation en confédération 1er juillet 1901 Les républicains votent la loi sur les associations, à laquelle la Ligue a pris une part importante. 1905 La loi instaurant la séparation de l'Eglise et de l'Etat est votée. 1914-1918 Pendant la Guerre, la Ligue soutient "l'Union sacrée", et organise de nombreuses actions au service du pays. La Ligue sort de la guerre diminuée dans ses effectifs. 1925 Dans certains départements des associations laïques locales se regroupent en fédérations. Réunie en congrès, la Ligue modifie profondément son organisation et prend le sous-titre de "Confédération Générale des Oeuvres Laïques scolaires, postscolaires, d'éducation et de solidarités sociales." 1926 La Ligue décide, avec l'appui des élus républicains et des inspecteurs d'académie, de créer une fédération par département. Désormais confédération des fédérations départementales des oeuvres laïques, la Ligue retrouve un rôle déterminant dans la défense de l'école publique. 1928-1939 Dans une période où les activités de loisirs se développent, tout particulièrement avec le Front Populaire, la Ligue décide de regrouper les activités de chaque secteur. Elle crée alors des unions spécialisées : - l'Ufolep pour les activités sportives en 1928, - l'Ufolea pour l'éducation artistique et l'Ufocel pour le cinéma en 1933, - l'Usep pour les activités sportives développées dans le primaire en 1939, A la veille de la seconde guerre mondiale, la Ligue est une puissante organisation. Reconnue d'utilité publique par un décret de 1930, c'est une organisation para-administrative dont nombres d'activités sont prises en charge dans le cadre d'un service public. C'est aussi un puissant groupe de pression politique et idéologique de la gauche anticléricale. Avril 1942 Le gouvernement de Vichy dissout la Ligue et confisque son patrimoine. La Ligue entre alors dans la clandestinité. Dès 1943, elle est reconstituée à Alger pour être représentée auprès du gouvernement provisoire. Les bouleversements de l'après-guerre 19 juillet 1944 La Ligue est agrée par le Gouvernement provisoire. L'une après l'autre, les fédérations départementales se reconstituent. 1947 La Ligue et le Syndicat national des instituteurs (SNI) créent la Fédération des conseils de parents d'élèves (FCPE). Le ministère de l'Education nationale confie à la Ligue l'organisation d'une collecte pour le financement des activités autour de l'école. C'est la première édition de la Quinzaine de l'école publique. Décembre 1959 La loi Debré qui accorde des subventions aux établissements privés est votée pour une durée de 10 ans. Une pétition est organisée et recueille 11 millions de signatures. Une manifestation est organisée en juin 1960, au cours de laquelle, le nouveau Président de la Ligue, Henri Fauré, proclame : "le serment solennel des laïques de France de restaurer les principes républicains". Mais la loi est mise en oeuvre. 1966 La Ligue se restructure pour rationaliser son organisation et privilégier l'action concrète dans le domaine des loisirs éducatifs et modifie ses statuts. Elle fête ses cent ans d'existence. 1968 Dans la foulée du mouvement de contestation général de mai 68, la notion d'animation socioculturelle va remplacer celle d'éducation populaire. Le mythe de l'école libératrice est ébranlé. L'animation socioculturelle devient alors le moyen de la transformation sociale. 1970 Le champ de préoccupation de la Ligue se déplace de l'école vers la cité. Elle réfléchit à l'articulation éducation-culture-société. 1977 Beaucoup de responsables associatifs prennent des fonctions électives lors des municipales et de plus en plus de collectivités locales gèrent des activités jusqu'alors organisées par les associations. Pourtant la vie associative locale continue de se développer car la pratique des loisirs des Français augmente en même temps que leur pouvoir d'achat. Les enjeux d'une fin de siècle 1980 La Ligue organise la première édition de l'Université d'été de la communication et crée l'Institut national de formation et de recherche pour l'éducation permanente (INFREP). 1981 La gauche arrive au pouvoir. La Ligue veut concrétiser son projet de regrouper loisirs, sport, formation professionnelle, culture, communication au sein d'un grand service public de l'éducation permanente. Mais ces secteurs sont devenus l'affaire d'appareils spécialisés et il n'en sera rien. Le projet du gouvernement de constituer un service public unifié et laïque de l'Education nationale se heurte à une large opposition de l'opinion public. Le gouvernement retire son projet de loi. 1986 La Ligue lance une réflexion sur l'actualité de la laïcité et crée des Cercles Condorcet dans de nombreux départements, pour développer la réflexion entre citoyens sur la démocratie. 1989 La Ligue se prononce à l'unanimité pour une laïcité qui conjugue citoyenneté et solidarité dans une véritable démocratie. 1992 La Ligue veut "réveiller la citoyenneté" et redéfinit son action autour de trois priorités : éducation, solidarité, citoyenneté. 16 janvier 1994 A l'appel de plus de cent organisation, l'opinion manifeste en masse son opposition à la suppression de la disposition de la loi Falloux 1995 La Ligue a pris les mesures nécessaires pour adopter un fonctionnement pour la mise en oeuvre d'actions adaptées dans une société où s'aggravent les inégalités. 1998 La Ligue définit un programme d'action conjuguant quatre mots clefs : éducation, citoyenneté, solidarité, laïcité. Elle décide de renforcer son action en direction de ceux et celles qui sont victimes de handicaps culturels, économiques et sociaux. 1999 Avec le soutien du ministère de l'Education nationale, la Ligue organise la première édition du Salon de l'éducation. 2000 La ligue poursuit son combat pour l'école de tous et lance un appel, "L'école que nous voulons : appel à s'unir pour débattre et agir".
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