Le tourisme social et associatif : 0 euro ! |
La filière tourisme social et associatif offre des solutions de vacances à des familles et des jeunes en difficulté. Elle est surtout connue par ses emblématiques colonies de vacances, même si son offre est plus largement diversifiée, en particulier en ce qui concerne les villages familiaux de vacances. Les valeurs du tourisme social et associatif sont tournées vers l'accessibilité, la solidarité, le civisme, le « vivre-ensemble ».
Les vacances, pour les familles et les jeunes en difficulté, représentent davantage que du loisir, c'est aussi l'occasion d'une prise de recul, d'un ressourcement culturel et intellectuel, d'une redéfinition des rapports sociaux.
Les activités de ce secteur tendent à rendre moins sinistre une situation où, aujourd'hui, il reste encore près de 3 millions d'enfants (de 5 à 19 ans) sur 12 qui ne connaissent pas la réalité des vacances, au sens de l'Organisation Mondiale du Tourisme soit 4 nuits consécutives seulement. La tendance de cette situation tend à s'aggraver depuis les années 90. De moins en moins de familles et de jeunes ont la possibilité de partir en vacances.
Au vu de ces chiffres, il serait dommageable de négliger l'apport du Tourisme social en termes de cohésion sociale.
Pourtant l'Etat a décidé de supprimer les aides à ce secteur pour l'entretien de son patrimoine, ce qui soulève l'enjeu de sa pérennité.
Plus cynique, une récente étude de KPMG vient de mettre en évidence la distorsion des aides accordées : pour la filière marchande des résidences de tourisme, elles s'élèvent à 45 millions de déductions fiscales par an. A comparer avec les 5 millions jusqu'alors attribuées à la filière sociale et associative, désormais réduits à 0.
Ce désengagement ne passe toujours pas alors qu'il s'agirait aujourd'hui non seulement d'offrir la possibilité de partir en vacances pour le plus grand nombre, mais aussi de développer les meilleures conditions d'accueil et de séjour.
|