Un collectif dénonce la suppression des financements de l'Education nationale.
Est-ce la fin de « Nos jours heureux » ? Le film d'Éric Toledano et Olivier Nakache, avec Jean-Paul Rouve, Omar Sy, Marilou Berry... nous plonge dans l'univers attachant des colonies de vacances.
Les colos, c'est l'un des aspects de l'« éducation populaire », qui comprend aussi l'accompagnement scolaire, l'encadrement et la formation de jeunes, des activités sportives, des voyages scolaires et éducatifs, des ateliers de pratiques artistiques...
Téléchargement : [Communiquer de Presse du 3 novembre 2008]
Autant d'« activités menacées », puisque « l'Éducation nationale vient de supprimer une partie de l'aide financière, immédiatement et sans le moindre délai de prévenance, c'est-à-dire dès cet exercice 2008, alors que la quasi-totalité des actions ont été engagées », explique le Collectif des « Associations éducatives complémentaires de l'enseignement public », qui vient de se monter pour tirer le signal d'alarme.
Ce grand mouvement qui regroupe les CEMEA (Centres d'entraînement aux méthodes d'éducation active, qui organisent les BAFA et les BAFD), le Francas, les Eclaireuses et Eclaireurs de France (le scoutisme laïque), la Ligue de l'Enseignement, l'Office central de coopération de l'école, la Fédération générale des pupilles, la Jeunesse au plein air, la Fédération des œuvres éducatives et de vacances de l'éducation, va donc tenter de sensibiliser l'opinion et les élus.
Qestions au Premier ministre :
Une manifestation nationale est prévue dimanche et le collectif se réunira mercredi 29 octobre à la Ligue de l'Enseignement 54 pour décider de mettre en œuvre des actions locales. Le député Hervé Féron, qui sollicitera par questions écrites le Premier ministre et le ministre de l'Agriculture, parle même « de mort programmée de l'Éducation populaire ». Le député-maire de Tomblaine déplore également « la disparition du financement du fonds pour la jeunesse et l'éducation populaire », ainsi que « la suppression de la ligne budgétaire animation rurale, soit une économie de 7,5 M€ . Ce revirement aura des conséquences fortes dans le monde rural après la libéralisation des services postaux, la baisse des dotations financières de l'Etat pour les communes, la baisse des subventionnements de la culture en milieu rural ». Autre mesure qui suscite l'exaspération d'Hervé Féron, « la suppression par le gouvernement des financements des postes détachés : 500 pour le prochain budget ». Disposition « en totale contradiction avec le discours du chef de l'État le 24 juillet, qui affirmait que la France avait besoin de l'éducation populaire en ces termes : « Le travail que vous faites est remarquable, il a fait ses preuves, il faut le soutenir ». Hervé Féron demande donc au gouvernement « de mettre en adéquation sa politique et les déclarations du président de la République pour que l'Education populaire ne disparaisse pas. Auquel cas, nous constaterons une nouvelle fois une politique qui n'est que de l'affichage, et en parfaite contradiction avec les actes ».
Téléchargement : [Communiquer de Presse du 3 novembre 2008]
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